Tous les articles par Charles Carrard

Vacances…

Chers lecteurs, je pars ce jour en vacances ! (Le premières depuis un an !!)

Sac à dos à l’épaule, caméra en bandoulière, seul, et c’est parti.

Trajet en avion de Pékin à Kunming (400 RMB) puis bus vers Jinhong, capitale du Xishuanbanna, et ainsi de suite (voir carte ci-dessous) en bus, bateau et train…. vers le Laos et le Cambodge, pour finir en Thailande

Pendant ces deux semaines, quelques articles que j’ai programmés, mais aucune réponse de ma part possible à vos commentaires….

Je penserai bien à vous, et ferai le plein de photos que je mettrais ici à mon retour !

A dans 15 jours (le 2 mars, la Saint Charles dis donc !)


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Pékin brûle-t-il ?

Hier soir, vers 20heures à Pékin, je vois passer devant mon bureau plus d’une cinquantaine de voitures de police en moins de 10 minutes, une dizaine de camions de pompiers également…

Je me dis, les feux d’artifice du festival des lanternes ont dû allumer des incendies..

21h, une amie me dit être bloqué sur le 3ème périph Est, à hauteur de Shuang Jing Qiao, et voit au loin des flammes…

22h, je reçois un SMS d’une amie me disant que la nouvelle tour de CCTV brûle..

En réalité, il s’agit du nouvel (mais non ouvert) Mandarin Oriental, situé juste au nord de la nouvelle tour, collé à elle.

Pendant 5 heures, les pompiers vont tenter d’éteindre le feu déclenché, probablement, par des feux d’artifice (mais on ne sait pas encore les raisons exactes)

Heureusement, le bâtiment était vide.

Un pompier a malgré tout perdu la vie, et 7 personnes sont à l’hôpital.

Voici quelques vidéos (pourvu qu’elles durent car bizarrement, l’info est maintenant censurée en Chine)

Evolution de Sanlitun, rue des bars, entre 2001 et 2008

Je suis arrivé à Pékin l’été 2005, la ville était encore sale, sans poubelle dans les rues, des hutongs (bidonvilles devrait-on dire) partout, mais avec un charme aujourd’hui un peu disparu.

Voici un court film vu par satellite de l’évolution de l’emblème de Pékin, sa rue des bars, Sanlitun.

Pour s’y repérer, gardez à l’œil Yashow, au bas de l’image.

Au nord et au sud de cette rue, s’étendait une vraie rue des bars, aujourd’hui largement amputée et assainie.

Certes, les rabatteurs de lady bars, les prostituées et les baffles crachant leur musique sont toujours là, mais les Africains vendant leur drogue ont disparu (doit-on s’en plaindre ?), et avec eux cependant, un peu de l’âme de ce quartier.

La semaine dernière, les marchands de DVD ont été fermés par la Police, temporairement ?

Le nouveau village, au nord, un hôtel qui n’a ouvert qu’un seul de ses dix bâtiments, au sud, un mélange de boutiques internationales (dont les faux se trouvent à moins de 50 mètres au Yashow) et de restaurants (hors de prix je pense) a remplacé la vie d’avant, celle où les mendiants nous poursuivaient pour quémander une piécette.

Point de sentimentalisme, juste une réalité, était-ce mieux avant ? Chacun possède ses souvenirs et voit dans le changement une part de soi disparaître.

Toujours est-il que les Jeux Olympiques de Pékin ont permis de transformer la capitale chinoise en une ville propre, verte, où on ne manque de rien…

L’autre vidéo, quant à elle, est sur mon quartier, non pour faire du nombrilisme, mais car car il y a moins de 5 ans, aucun expat ne s’y rendait.

On y passait parfois pour se rendre à PanJiaYuan ou au temple du ciel, mais c’est tout, personne n’y aurait habité, c’était trop loin de tout !

Aujourd’hui, le centre de gravité s’est déplacé, les expats et les riches chinois habitent pour la plupart entre le 3ème et le 4ème périph Est, sacré changement

Musiques :

Eddie Vedder, Society, BO du film Into The Wild

Maky Ame, Om mani padme hum, groupe tibétain d’un restaurant (fameux) de Pékin

C’est le printemps !

Non, non, je ne suis pas devenu fou, c’est bien le printemps !

Nous sommes le 3 février 2009, et d’après le calendrier lunaire, c’est le printemps.

Au début, quand mes amis chinois me disaient qu’enfin ils allaient pouvoir troquer leurs chaudes redingotes contre des vêtements plus légers, je les regardais avec étonnement, voire ironie, car le printemps, chez nous, c’est le 21 mars nom de nom !

Et pourtant, force est de reconnaître que depuis 3 ans que je vis à Pékin, je constate que les saisons sont vraiment adaptées au cycle lunaire..

Et depuis quelques jours à Pékin, la température lentement atteint des degrés acceptables, voire agréables…

Donc bonne fête du printemps à tous ! Et vous qui êtes en France, courage car le printemps pour vous ne sera que dans un mois héhé !

Le Mont Wu Quan à Lanzhou

Lanzhou, capitale du Gansu, l’un des centres industriels les plus importants de la Chine de l’Ouest.

Anciennement étape indispensable de la route de la soie, la capitale de cette province vaut pourtant le détour. Tranquille ville provinciale, dont les efforts environnementaux se ressentent malgré tout, elle regorge de parcs et de montagnes agréables.

Aujourd’hui, après la visite de la ville, celle de la colline de la pagode blanche, voici, au Sud, le Mont Wu Quan

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Les feux d’artifices du Nouvel An Chinois (année du Boeuf) à Pékin

18h dimanche 25 janvier 2009, Pékin est dans le noir, un ciel étoilé comme manteau. Le vent qui soufflait depuis une semaine s’est arrêté comme par enchantement, pour laisser la place aux innombrables feux d’artifice et aux pétards qui bientôt empliront la capitale d’une cacophonie ininterrompue pendant 15 soirs.

Ça et là, on commence à entendre les exploits de certains impatients, allumant la mèche de leur bloc de pétards, mais ce n’est rien comparé à ce qui nous attend à minuit pétante.

La ville entière, vidée de la moitié de ses 17 millions d’habitants, s’illumine de mille et feux, se pare de couleurs vives et l’odeur de la poudre parcourt la capitale, comme si le bruit et la lumière ne suffisaient pas à nous faire comprendre que la nouvelle année débutait…

Images du 23ème étage, en face de la nouvelle tour CCTV

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Le viol de Nankin, par Iris Chang

Dans la série « J’aime lire des bouquins sur la Chine », je voudrais Le viol de Nankin.

Je sais, le titre n’est pas très gai, mais l’histoire non plus.

Il s’agit des récits de ce qu’il s’est passé pendant la deuxième guerre mondiale (et même un peu avant) à Nankin au cours de l’invasion japonaise en Chine.

Ce livre est d’une très grande importance car il est le premier publié en anglais (par une ABC = American Born Chinese = Une Américaine d’origine chinoise), Iris Chang sur ce massacre.

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