Arken, le flamenco ouïghour

arken.jpgEn Chine, les stars de la chanson sont nombreuses, et les tubes inlassablement chantés dans les KTV par des jeunes gens amoureux de leurs idoles.

Le répertoire est souvent celui de l’amour romantique, du rêve de bonheur à deux, et rares sont les groupes de musique à être rebelles ou contestataires.

Pour information, la scène musicale en Chine est surtout prolifique à Pékin, qui a de très nombreux bars où les jeunes artistes chinois se produisent, Shanghai étant moins recherchée par ces jeunes groupes. Il en va d’ailleurs de même de l’Art en général..

Mais si la plupart des artistes sont Han (l’ethnie majoritaire du pays), il existe certaines figures qui ressortent du lot et arrivent à se faire une place sur la scène locale, comme l’artiste ouïghour Arken, qui est vraiment devenu connu depuis son duo avec la danseuse / actrice Tong Liya (佟丽娅), issue elle aussi d’une minorité, les Xibes.. Je vous propose aujourd’hui de découvrir leur tube, 巴郎仔, Ba Lang Zai..

J’ai découvert cette chanson lors du dîner annuel d’une entreprise chinoise et j’ai tout de suite accroché !

Arken se définit comme un chanteur de flamenco ouïghour

Qu’en pensez vous ?

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La minorité Xibe

À l’origine, les Xibe vivaient au bord de la rivière Nonni. Ils étaient les habitants de l’un des neuf États à avoir été vaincus par Nurhachi à la bataille de Gure en 1593. Ils furent sous la domination des Mongols Khorchin même après que ceux-ci furent battus et contrôlés par les Mandchous de la dynastie Qing.
Les Xibe eurent leurs premiers contacts directs avec la dynastie Qing lors de leurs campagnes militaires contre la Russie. Ils assurèrent un support logistique aux Qing. En 1692, les Khorchin cédèrent les Xibe, les Gūwalca et les Daur à l’empereur Kangxi contre de l’argent. Ils furent incorporés dans les Huit Bannières et stationnés à Qiqihar et d’autres villes de Mandchourie.

La minorité Ouïghoure

Avant que les Ouïghours ne se sédentarisent dans la région qui constitue l’actuel Xinjiang, ils furent des nomades vivant en Mongolie. En 744 ils vainquirent les Köktürks et les remplacèrent comme maîtres de Mongolie. Le 20 novembre 762, Bögü, troisième hâkan des Ouïghours, aida l’empereur chinois Tang Suzong à s’emparer de Luoyang, la capitale chinoise. Il se convertit au manichéisme, qui fleurira au Turkestan oriental (dont le nom de Xinjiang ne remonte qu’à sa conquête par la dynastie Mandchoue en 1884) jusque vers la fin du Ier millénaire (voir les magnifiques enluminures trouvées à Qoco [Gaochang] près de Tourfan).
Le christianisme nestorien, qui atteignit la Mongolie et la Chine, fut longtemps présent chez les Ouïghours ; au xive siècle, on trouve encore un évêché nestorien à Kachgar, capitale historique du Xinjiang et, en 1289, le khan mongol de Perse (ilkhan) Arghoun envoie le moine ouïghour nestorien Rabban Bar Sauma en ambassade auprès de Philippe IV le Bel et du roi d’Angleterre Édouard Ier avec une missive qui envisageait une attaque conjointe contre les Mamelouks.

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