Le Minaret d’Emin sur la route de la Soie, et les raisins secs de Turpan

Le Xinjiang, autrefois le Turkestan Oriental, est une province dans laquelle les Hans ne sont pas (encore) majoritaires.

Peuplée de minorités telles les Khyrgystes, Tadjiks, Mongols et bien sûr de Ouïghours, elle est riche en histoire, car aux travées des chemins d’Asie Centrale.

Sur la route de la  soie, une étape indispensable autrefois, l’Oasis de Turpan, où les caravanes s’arrêtaient pour rafraîchir les bêtes et prier.

Quelques vestiges sont encore visibles, comme le Minaret d’Emin, la plus grande mosquée de Turpan.

Historique
  Son appellation entière est le Minaret de reconnaissance d’Emin Hoja, et est aussi nommé le minaret d’Emin. Situé à 4 km au sud-est de la ville de Turpan, le minaret fut construit par le deuxième roi local Sulaiman, dans le but d’exprimer sa reconnaissance pour la nomination de son père Emin Hoja au poste héréditaire de roi local par le gouvernement des Qing, en 1778, soit un an après la mort de celui-ci, et aussi à sa mémoire. Emin Hoja aida les troupes Qing, durant les règnes des empereurs Kangxi, Yongzheng et Qianlong, à réprimer les révoltes de la Dzoungarie et des nombreux grands et petits «hoja». Il fut nommé ainsi «Zasak», «duc protégeant le pays», «duc de pacification» et «roi local». L’empereur Qianlong lui décerna un titre héréditaire de génération en génération.
Commentaire
Ce site est composé du minaret Sugong et de la mosquée sous-jacente capable de contenir 1000 fidèles. Edifiés avec des briques jaunes, ces monuments resplendissant d’éclat doré sous les rayons de soleil collent parfaitement à l’environnement. Leur style architectural est le mélange du style islamique et de celui des Ouïgours. Le minaret est décoré de 15 motifs soigneusement réalisés, qui lui confèrent un air majestueux et des couleurs délicates. Contrairement au principe de symétrie observé généralement dans les édifices islamiques, le minaret se trouve sur un flanc, mais cela ne donne point l’impression de déséquilibre. Le minaret, le portique et la grande salle font un ensemble monolithique harmonieusement disposé. Cet art magistral de construction est sans pareil dans l’architecture islamique de Chine. Le minaret Sugong est un monument du patrimoine culturel protégé en priorité par l’Etat.

Reportage photos

Sur la route du minaret, des maisons en torchis pour faire sécher le raisin (spécialité de Turpan)

A la main, les grappes sont accrochées à des séchoirs en bois; pour devenir des raisins secs

Une des nombreuses maisons en torchis que l’on trouve le long des routes

Une mosquée du début du siècle à Turpan

Une rue de Turpan, dans la vieille ville, en diminution permanente

Une famille sur sa voiture…

Le minaret d’Emin (aussi appelé minaret Sugong)

Le minaret sous le Soleil

Le minaret date du XVIIIème siècle…

L’intérieur de la mosquée

Tapis d’Asie centrale..

La vue sur les vignes

Le minaret vu de derrière

La vue des séchoirs depuis la mosquée

L’entrée du séchoir

Guide ouïghour

A lire aussi :

Route de la soie, Xinjiang

Route de la soie, Gansu

Une réflexion au sujet de « Le Minaret d’Emin sur la route de la Soie, et les raisins secs de Turpan »

  1. 😉 Ravie de retrouver ces belles images… Le guide fut efficace! Bravo pour les portraits au milieu du marché aux animaux…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *