Expat en Chine

De retour !

Après deux semaines en France, dont une pour le travail, me voici de retour dans ma ville bien  aimée, Pékin, me remettant du décalage horaire et des dossier en retard, et pour vous livrer mon premier article.

Bon, ce ne sera pas un article brillant, mais pas inintéressant malgré tout, puisqu’il donne des chiffres sur les expats en Chine.

C’est quoi d’ailleurs un expat ? Pour beaucoup, expat = étranger, mais ma définition est un peu différente, car un expat pour moi est un étranger ayant un contrat de travail français, mais basé à l’étranger, comprenant un « package » important (salaire, véhicule, logement, scolarité des enfants..)

Les expats sont d’ailleurs souvent mal vus par les non expats, ceux qui sont embauchés localement, et dont les revenus et le style de vie ne sont pas les même, jalousie certaine de leur part, car, même si on vit très bien en Chine avec un salaire normé, on sait qu’on pourrait faire bien plus de choses avec un gros salaire.. Mais bon, chacun sa façon de vivre la Chine, dans des maisons de luxes protégées de Shuny, près de l’aéroport, ou dans des hutongs traditionnels du centre de Pékin..


15-20%

 C’est, d’après les agences immobilières, la chute en pourcentage des locations d’appart’hôtels

21  Pourcentage de vrais expats (ceux qui s’installent avec un contrat étranger) sur le nombre total d’étrangers travaillant en Chine

11%  Chute du nombre d’expats premium (ceux qui bénéficient du package total : logement, chauffeur..) entre 2001 et 2008

11,3  Pourcentage d’entreprises qui prévoient d’embaucher des expats en 2009. Elles étaient 56% avant la crise

250 000  C’est l’estimation du nombre d’étranger vivant à Pékin. Ils étaient 60 000 en 2002

26  Le rang de Pékin en 2009 parmi les villes les plus chères du monde pour les étrangers. Quel était son rang en 2008 ? 104 (cette donnée peut être contestable, car le coût de la vie à Pékin demeure assez faible, mais la comparaison doit se faire sur un panier de biens communs à d’autres villes)

16 réflexions au sujet de « Expat en Chine »

  1. Et les raisons ?
    Un expat ca coute cher et il y a de plus en plus de gens pres a partir a l’aventure et etre embauches avec un bon contrat local. Donc plus besoin de depenser une fortune pour envoyer quelqu’un de la maison (dans les annees 80 certaines boites doublaient le salaire de leurs employes qui acceptaient de partir a l’etranger + ce que tu appelles le package premium).
    Et une autre source de jalousie : les expats cotisent… 🙂
    — Woods

  2. Pour faire suite aux propos de Woods il est vrai que le statut d’expatrié ( au sens donné par l auteur du blog) est attaqué des deux côtés.

    D’une part par les candidats à l’expatriation qui sont de plus en plus nombreux. L’expatriation est décidemment à la mode de nos jours il suffit de demander à de jeunes diplomés ce qu ils comptent faire plus tard pour s’en rendre compte. Du coup on accepte plus facilement les contrats locaux. De la même façon la multiplication des VIE dans certaines entreprises a réduit le besoin en expatriés. Certaines entreprises n hésitent pas en (ab)user… mais c’est un autre sujet.

    D’autre part ne nous leurrons pas les compétences locales sont en augmentation et des postes autrefois réservés aux expatriés sont désormais occupés par des locaux. Là aussi la tendance n ira pas en s améliorant ce qui est somme toute très logique.

    L’expatriation sera de plus en plus une affaire de contrats locaux et de PME / PMI ( voir creation d entreprises sur place ) à mon sens que d’expats en pack premium des grandes entreprises.

    -Pakwaan

  3. @ Woods, en tant que non expat, mais Français, tu peux cotiser à la retraite, en t’inscrivant à la CFE…. (c’est environ 250€ par mois..)
    @ Pakwaan
    En fait, dans certains domaines, tels l’aéronautique ou l’ingénierie, les entreprises préfèrent des expats, pour des raisons évidentes de confidentialité des données 😀

  4. ‘250 000 C’est l’estimation du nombre d’étranger vivant à Pékin. Ils étaient 60 000 en 2002″ Impressionnante croissance. Personne ne peut assure un +8% cette année?

  5. Bonjour,
    c’est la première fois que je visite votre site, et je me lance déjà pour un commentaire, car tout ce que vous écrivez m’intéresse beaucoup ; et pourtant je pourrais ne pas avoir envie de commenter ici après avoir lu vos propos qui attaquent les expats : je pourrais bien être, dans les mois qui viennent, une expat’ comme vous les décrivez (épouse d’un fonctionnaire pouvant être prochainement affecté à Beijing, et moi-même fonctionnaire aussi, j’y travaillerai peut-être, mais je ne sais pas du tout encore). Mais je comprends ce que vous écrivez, et je redoute moi-même, en partant en tant qu’expat, que ce soit en Chine ou dans un des autres pays potentiels, de me retrouver dans ce milieu que je sens un peu trop « franco-français » ; j’ai envie de découvrir la société chinoise (si nous allons en Chine) sans rester dans le superficiel, de comprendre son histoire, je ne veux pas être une observatrice campée dans sa culture européenne mais bien me fondre petit à petit dans cette culture pour mieux la comprendre. D’après vous, en arrivant dans le pays avec un statut privilégié, est-ce possible ? ou serai-je toujours considérée comme quelqu’un d’inintéressant car trop confortablement installée ? je ne sais pas très bien comment l’exprimer, j’espère que vous me comprenez. Petite précision : nous arriverons avec trois enfants à scolariser en école maternelle et primaire.
    Je vous souhaite en tout cas une bonne continuation… et un joyeux anniversaire, puisque j’ai vu votre date de naissance sur la plate-forme « expat’blog » !

  6. Je travaille depuis longtemps dans une grande société qui est implanté presque dans tous les pays du monde, j’ai remarqué que les personnes qui sont partis en Asie en tant qu’expatrié ne sont pas nombreux, ce sont les meilleurs des employés. Je pense qu’à l’avenir il sera de plus en plus difficile de décrocher un travail à l’étranger avec le statut d’expatriés, ce seront les meilleurs parmi les meilleurs, avec des talents rares, qui auront cette chance. Une entreprise envoie son employé à l’étranger parce qu’elle n’en a pas trouvé sur place. En Chine les nouvelles génération sont mieux instruits qu’il y a quinze ans, beaucoup d’entre eux voyagent et parlent des langues étrangères; bref, la concurrence sera plus difficile.

    J’aimerai vous suggérer une autre idée d’article pour votre blog: « la Chine est l’usine du monde, mais qui est capable en Europe de citer des noms de marque de produit ou service chinois connus mondialement?

  7. @ Fred : Merci de votre fidélité à mon blog ! Ne vous méprenez pas, je n’attaque pas du tout les expats, mais je fais simplement un constat, partant de chiffres d’une part, et de ce que l’on peut voir en général d’autre part.
    Etre expat en soi n’a rien de mauvais, au contraire, tant mieux si l’on peut associer vie à l’étranger et niveau de vie élevé.
    En revanche, il est vrai que ce que je trouve dommage est de résider dans une des banlieues de Pékin, où toutes les maisons sont identiques, avec comme seuls voisins d’autres Européens, et comme seuls restos, des chaines de pizzeria pour expats….

    sinon @ François, je suis complètement d’accord avec vous sur la qualification des expatriés, et je pense que l’avenir verra de très nombreuses marques chinoises devenir célèbres (Lenovo l’est déjà par exemple…)

  8. Je connais une marque chinoise: Tsing Tao (la bière chinoise la plus connue et partout en vente dans les restaurants et traiteurs chinois en France!)

  9. Apres quelques fois, certains pourraient devenir expat, sans pour autant changer de domicile, mais ne le font pas parce qu’ils ont la flemme, dans leur vie « d’étudiant quotidienne » ,en contrat local, de se mettre devant leur ordi et consacrer réellement du temps à chercher du travail, voir, effectivement, beaucoup de temps (et oui, on a rien sans rien)

  10. Bonsoir,

    Je suis pas trop d’accord avec toi, dans le sens où l’espat n’a pas toujours de villa, de chauffeur ou de gros salaire.

    Concernant le mode de vie, il est clairement dommage qu’il n’ai pas plus de mixité, notamment à Shanghai où j’habite , mais je pense que c’est n,aturel de vouloir garder son mode de vie à l’occidental.

    Après , s’intégrer à la culture locale est pour moi une question d’Etat d’esprit!

    A bientot

  11. @Didi: En revenant de France, j’ai remporté avec moi un de mes livres qui m’avait le plus marqué, « Race et Histoire » de Levi-Strauss.
    Notamment avec des notions d’ethnocentrisme et de développement des races.
    Or ce que je reproche à certains, c’est de penser connaître la Chine car ils ont passé un week-end à Suzhou avec les copains..
    Non pas qu’il faille vivre dans les mêmes conditions que les plus démunis des Chinois pour en comprendre la vie, mais quand j’entends certains me raconter leur vie en Chine, et dire « Non, c’est facile comme tout de se repérer à Shanghai » alors qu’ils ont la voiture avec chauffeur, c’est assez cocasse 😉

  12. Je suis expat en chine (pour la seconde fois, après 3 ans à Hong Kong).

    Effectivement on trouve maintenant beaucoup de compétences localement ; notamment à Shanghai où je vis.

    Mais il y a une chose qu’on ne trouve pas : la bouteille !
    Quand nous avons besoin d’un senior, la quarantaine quoi (il y en a une dizaine seulement sur 1100 employés), c’est vraiment difficile de trouver.

    Voilà donc mon conseil pour ceux qui veulent partir : valorisez votre expérience ; votre seniorité. C’est comme cela que j’ai eu ce poste.
    Maintenant, je suis bien conscient que mon package « doré » ne sera jamais proposé à mes enfants. Dans une génération la compétition sera rude ; vraiment rude…

    Maintenant sur l’adaptation locale, c’est effectivement une question d’etat d’esprit ! Certains vivent renfermés, d’autres s’ouvrent. Cela dépend des gens. Un bon indice pour le mesurer, c’est de voir si l’interlocuteur apprend vraiment le chinois.
    (je l’apprends depuis 10 ans et tiens un blog sur la culture chinoise).

    Si la réponse est « non » ou bien « j’ai arrêté » ou bien « en dillettante », alors il y a de bonne chances que la personne passe effectivement à côté de beaucoup de chinoiseries…

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