La Chinafrique

« Ni hao ! ni hao » c’est maintenant ce que les petits Ethiopiens ou Camerounais disent aux Blancs qu’ils croisent dans les rues de leur pays. Fini les « bonjour » et les « hello! ».

Voilà en gros comment ce livre. Moi qui ai vécu les 8 premières années de ma vie en Afrique, cela m’a fait bizarre !

Les Chinois ont débarqué en Afrique et ont remplacé plus ou moins les anciens partenaires (Américains, Français, Libanais). Faut-il s’en réjouir ? En avoir peur ? Comment et pourquoi cet investissement massif de l’Etat chinois (qui subventionne très largement les entreprises chinoises qui investissent en Afrique).

Les auteurs ont parcouru tout le continent noir à la recherche de détails plus précis. Qui ? Quoi ? Où ? Ils dressent un bilan de la présence chinoise sur le continent, donnent une multitude d’exemples, d’anectodes, le tout accompagné par de très belles photos de Paulo Woods.

Présentation de l’éditeur :

Par centaines de milliers, obéissant au mot d’ordre « Sortez ! » de Hu Jintao, les Chinois se ruent vers l’Afrique. Pour le pire parfois, pour le meilleur aussi. En échange de matières premières dont le continent noir regorge (pétrole, gaz, métaux, uranium, bois, poissons), l’Empire du Milieu développe l’Afrique et l’intègre dans la mondialisation. Pékin séduit de nombreux dictateurs – en ne posant aucune condition – avec des produits bon marché, drogue à forte accoutumance dans les pays pauvres jusque-là dépendants des produits occidentaux. Mais de nouvelles dépendances guettent déjà.

Grâce à Pékin, l’Afrique, jadis victime de l’afro pessimisme, vit un boum économique sans précédent. Pour la première fois, l’Afrique a le choix. Les Occidentaux, qui l’avaient laissé tomber, veulent y revenir. Seulement voilà, la place est souvent prise et des conflits se préparent…

Qui sont ces aventuriers Chinois ? Dans quels pays vont-ils ? Pour y faire quoi ? Quel est le secret de leur succès ? Comment se passe la rencontre de ces deux mondes si différents ? Et avec quelles conséquences sur les droits de l’homme et l’environnement ? Et quelle place pour les Européens, les Français en particuliers ?

Pour répondre à ces questions, les auteurs ont parcouru quinze pays, sillonnant tout le continent à la rencontre de cette « Chinafrique », des forêts ratiboisées du Congo aux rivages venimeux du Nigeria, des sables militairement mouvants du Niger aux pipelines du Soudan, des souvenirs d’Egypte made in China aux restaurants gastronomiques de Douala, des campagnes misérables de la Chine à ce continent mystérieux qu’est l’Afrique pour les nouveaux aventuriers.

Les Auteurs :

Serge Michel, 39 ans, est correspondant en Afrique de l’Ouest pour Le Monde, prix Albert Londres en 2001 pour ses reportages en Iran. Il est l’auteur de Bondy Blog (Le Seuil, 2006).

Michel Beuret, 38 ans, est chef du service étranger du magazine suisse L’Hebdo.

Paolo Woods, 37 ans, est photographe. A reçu un World Presse Photo Award en 2004 pour ses reportages en Irak.

Ils ont publié ensemble Un monde brut (Le Seuil, 2003), American Chaos (Le Seuil 2004).

Un livre à lire absolument pour arrêter la psychose que l’on peut avoir en Occident de la présence chinoise en Afrique, car les auteurs, loin de dramatiser, montrent les limites des actions du Dragon, et donne une bonne vision des faits

  • Broché: 348 pages
  • Editeur : Grasset & Fasquelle (21 mai 2008)
  • Langue : Français
  • ISBN-10: 2246736218
  • ISBN-13: 978-2246736219

5 réflexions au sujet de « La Chinafrique »

  1. Un bon bouquin, qui a des carences :
    L’ouvrage, il me semble, s’est plus construit, sur le rythme d’un reportage avec des informations glanées au fil du périple ; j’ai l’impression qu’il manque une véritable vue synthétique et une connaissance du sujet en profondeur.
    Jean Ping, homme clé est absent du livre par exemple.. Ce Gabonais parfait sinophone, de père chinois et de mère gabonaise, est Vice- Premier Ministre du Gabon et Président de l’Union africaine. Ce diplomate de haut vol, docteur en sciences économiques de Paris I, a tissé un réseau de relations solides et influentes. Au docteur honoris causa Jean Ping de l’Institut de diplomatie chinoise – selon la biographie officielle sur le site des Nations Unies -, les qualités chinoises doivent conférer un rôle de première importance dans la Chinafrique. A noter que les articles de presse officielle chinoise évitent de mentionner ses liens avec la Chine, son ascendance, sa maîtrise de la langue, ses liens universitaires,etc… La Chine essaie de jouer profil très bas en Chine afin d’avancer efficacement et certainement de ne pas montrer ses tentacules qui s’abattent sur le continent. Pourquoi ne mentionne-ton pas les liens forts avec cet homme si important ? On connaît la réponse.

  2. D’ailleurs, la présence Chinoise se fait également par le nombre croissant de militaires dans les opérations de l’ONU
    Pékin fournit actuellement 2 150 soldats aux opérations de maintien de la paix, contre 120 en 2003. Missions La Chine est présente au Soudan (près de 800 hommes), au Liberia (près de 600), au Liban (près de 350), en RDC (près de 250), en Haïti (près de 150). Et de façon moindre au Timor, au Kosovo, au Sahara occidental, en Côte d’Ivoire.
    (Sources ONU, ICG.)

  3. Correction : Ping est président de la commission de l’union africiane et non de l’Union africaine comme je l’ai écrit, le président de l’Union est un certain Kadhafi.

  4. certais de mes etudiants partent en Afrique, Congo, Algerie, Tunisie, Maroc…dans des entreprises chinoises de construction ou telecom. Ils ont l’air d’aimer, mais is restent entre eux. Une etudiante parle le francais avec l’accent algerien apres un an, c’est marrant 🙂

  5. De la même manière que de très nombreuses jeunes chinoises sont embauchées par des compagnies aériennes africaines pour des liaisons Chine – Afrique

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