10 questions que l’on se pose sur Pékin


10 questions sur Pékin, j’y réponds pour vous du mieux que je peux.

  1. Voit-on les étoiles à Pékin ?
  2. La vie est-elle chère à Pékin ?
  3. Pékin est-elle une ville propre, belle, bien conçue ?
  4. Pékin est-elle une ville polluée ?
  5. Mange-t-on bien à Pékin ?
  6. Quel temps fait-il à Pékin ?
  7. Se fait-on arnaquer facilement à Pékin ?
  8. Est-il facile de se déplacer à Pékin ?
  9. Etre Pékinois, c’est quoi ?
  10. Question ouverte

1. Voit-on les étoiles à Pékin ?

Hé bien, contrairement à ce que l’on pourrait croire, bien plus qu’à Paris ! En effet, même si la zone urbaine est bien plus importante que celle de Paris (pour info en superficie, Paris intra périphérique est de la même taille que le 2ème périph de Pékin.. qui en possède 6 !!) Cependant, l’éclairage public de la capitale chinoise n’est pas celui de son équivalente française, et les immeubles et autres monuments sont éteints relativement tôt le soir. Nuançons notre propos cependant en disant que ceci est vrai surtout en hiver, où le ciel est bien dégagé.

2. La vie est-elle chère à Pékin ?

Oui et non (ok, j’arrête avec mes réponses de Normands), mais plus non que oui. Tout dépend de votre style de vie. Vous pouvez, comme moi, déjeuner à midi pour moins de 1€ en étant rassasié (10 dim sun et une bière) ou profiter d’un des nombreux restaurants (français, étrangers ou chinois) qui proposent des formules à moins de 7€ comprenant, pour certains, un buffet à volonté, pour d’autres, une entrée / un plat, ou un plat / un dessert. De même, la vie nocturne respecte-t-elle les mêmes normes. De 0,50€ le verre (de whisky coke par ex) à 4€ dans les lieux branchés, on peut se permettre d’inviter souvent !
Cependant,il est également possible de trouver des lieux chers (comme le LAN, le centro, ou pis, l’Aria) dans lesquels j’avoue me rendre peu, sauf pour des rendez-vous business.

3. Pékin est-elle une ville propre, belle, bien conçue ?

Bien plus que Canton en tout cas ! J’étais dans la capitale du Guangdong pour le boulot, et je me suis rendu compte d’une chose intéressante. D’une part, Pékin s’est développée bien plus tard que Canton ou Shanghai et les nombreuses erreurs d’urbanisation de ces dernières n’ont pas, ou peu, été reproduites. Même si de nombreux quartiers historiques ont été rayés de la carte (voir l’article « Elle habitait Qianmen»), on sent à Pékin un véritable contrôle du pouvoir sur l’urbanisme, et surtout, une notion bien chinoise d’apparat. Pékin compte tous les pontes du parti, du gouvernement, et  de l’armée, tous sans soucis financiers. Les nombreux bâtiments ont donc été pensés dans le respect d’une certaine esthétique architecturale, dans la volonté d’en mettre plein la vue au badaud venu visiter la capitale. A Canton, c’est l’argent roi, il faut construire vite pour gagner plus tôt et plus. De plus, les restes de la présence occidentale ont façonner (un peu comme Shanghai) la disposition des rues, des avenues et des quartiers, et l’on trouve à Canton des mélanges étonnants de styles. On se sent bien moins en Chine qu’à Pékin, on est plus proche de l’Asie du Sud-est (Bangkok, Saigon) avec son foutoir architectural qu’on retrouve peu à Pékin.
Concernant la propreté, je pense que le climat joue en défaveur de la ville du Sud, car les odeurs y sont bien plus fortes qu’à Pékin, capitale froide, là où Canton est une véritable ville « tropicale »

4. Pékin est-elle une ville polluée ?

Of course, une des capitales les plus polluées au monde, mais curieusement, je trouve qu’on le sent moins que dans d’autres villes, et pour une raison climatique encore une fois : la capitale chinoise est une ville venteuse (comme Chicago aux Etats-Unis), et le vent chasse régulièrement les relents noirâtres rejetés par les usines alentour. Datong par exemple (dans la Shaanxi) m’a beaucoup plus agressée, et ce, dès la descente du train (certes, Datong est une ville minière, une des plus grosse productrice de charbon de la Chine).

5. Mange-t-on bien à Pékin ?

Personnellement, j’adore Pékin pour cela. Du fait qu’on y retrouve regroupées toutes les minorités de la Chine (ce qui n’est pas le cas à Shanghai, voir ici), on y peut déguster les délices de nombreuses provinces… Mes restaurants préférés ? Le No Name, cuisine du Yunnan à Houhai, le Makye Ame, resto tibétain, le Red Rose Restaurant, cuisine youigour, sans compter les très nombreux restaurants coréens, japonais et thai (j’adore celui de Sanlitun, le Li thai food). Ne pas oublier non plus les typiques restaurants de Pékin (mais si, vous savez, ceux qui ont un arbre à l’intérieur et des personnages en cire en vitrine) où l’on peut y déguster les spécialités pékinoises.

6. Quel temps fait-il à Pékin ?

Chaud en été, froid en hiver. Super ! Merci de la réponse… Ok, j’approfondis. Pékin possède un climat continental de même latitude que Madrid, mais cerné au nord par le désert de Gobi (voir l’article sur l’avancée du désert), d’où des amplitudes extrêmes, de plus de 40°C en été à -20°C en hiver !
La « saison des pluies » est principalement de mi-juillet à fin août (surtout depuis que le gouvernement s’entraîne à faire pleuvoir en prévision des JO 2008 l’an prochain). Mais de mi-novembre à mi-mars, pas une goutte de pluie (un peu de neige généralement fin décembre) ! Personnellement, je trouve ça très agréable, certes on se les meule, mais c’est un climat très sain. Depuis que je suis en Chine (quasiment 20 mois), je n’ai jamais été malade (à part une angine en été du fait de l’alternance chaleur et climatisation des taxis).

7. Se fait-on arnaquer facilement à Pékin ?

Globalement, non. Bien sûr, en tant que laowai, on se fait forcément arnaquer sur les prix qu’on négocie, mais ce que je veux dire c’est que les Chinois (bien sûr on peut trouver des contre-exemples), une fois un prix décidé, ne tenteront pas de vous escroquer. A la différence du Vietnam par exemple, où, quelque soit le prix de départ négocié, on voudra toujours vous soutirer plus, en Chine, une parole est une parole. Et il même arrivé des moments où l’on m’a couru après pour me rendre la monnaie que j’avais oublié de récupérer !!
Certes, parfois, on se fait littéralement plumer.. hum hum mais bon…

8. Est-il facile de se déplacer à Pékin ?

Hahaha ! Pardon, cela m’a échappé. Si vous travaillez chez vous, ou si votre vie tourne autour du même quartier, et que vous n’êtes pas obligé de prendre le taxi pour vous rendre dans un endroit on desservi par le métro, alors, oui, il est facile de se déplacer à vélo (électrique ou pas) ou à pied. Cependant, sachez que Pékin n’est pas Shanghai et que globalement, on ne peut rien faire à pied tant est vaste la ville.
Si vous possédez un 2 roues motorisé (ce qui est interdit à l’intérieur du 3ème périphérique sauf si vous avez dépensé 1200€ pour acheter une plaque au marché noir), Pékin est également une partie de plaisir, car alors nombreuses sont les chemins de traverses et divers hutongs qui s’ouvrent à vous.
En revanche, si vous êtes en taxi, évitez les horaires de pointe (7h-9h et 17h-20h) car alors vous risquez de devenir fou !
Enfin, le métro, à présent plus symbolique que réellement commode, s’améliore et s’agrandit. Pékin espère posséder d’ici 5 ans le réseau métropolitain le plus dense au monde… ils vont y arriver croyez-moi !

9. Etre Pékinois, c’est quoi ?

Etre pékinois, c’est aimer la queue ! A la banque, pour le bus, pour tout, partout, on fait la queue, mais attention, pas une queue à la britannique (ou à la hong kongaise ou à la cantonaise) mais plus à la française ou à l’italienne, c’est-à-dire que lorsqu’on attend quelque part, cela ressemble plus à un agglomérat humain, qu’à une belle démonstration d’obéissance. Chacun essaye de doubler l’autre, en jouant des coudes, en poussant… Au début c’est un peu rude, mais on s’y habitue et on finit même parfois à faire pareil, d’autant qu’il n’est pas rare, alors qu’on discute avec un guichetier, un vendeur… qu’un importun arrive, nous coupe la parole, et pose ses questions à l’employé comme si l’on n’existait pas !
Etre pékinois, c’est aussi être fier de parler mandarin, d’avoir grandi dans la capitale.
C’est aimer les bonnes bouffes, les beuveries entre copains, les filles de joie dans les KTV.
C’est aussi jouer au majong ou aux cartes dans la rue, cracher par terre pour montrer qu’on est en bonne santé.
Mais ce n’est pas tout, car être pékinois, c’est – forcément- avoir des relations, qui au parti, qui dans l’armée, qui dans la police (qui n’a jamais rencontré un pékinois lui expliquant que l’oncle de la tante de son beau-frère était bien placé…. ?)

10. Question ouverte

Posez-moi vos questions, j’y répondrais avec plaisir !

6 réflexions au sujet de « 10 questions que l’on se pose sur Pékin »

  1. C’est très intéréssant tout ça 😉

    Moi j’aimerais bien savoir, histoire de pouvoir comparer un peu avec mon Mexique, si la pauvreté est très présente/visible

    Merci d’avance de ta réponse, Adrian

  2. Je ne connais pas le Méxique mais la Colombie, et il me semble que cela se ressemble. C’est surtout la violence que l’on ne sent pas en Chine, ce qui fait qu’il est possible à tout le monde de visiter voir même de vivre dans les quartiers pauvres. Pour moi la pauvreté se ressent moins en Chine.

  3. Est ce que les métros sont différents en Chine par rapport à la France?
    (ndt : il a lu toutes tes réponses à tes questions et il était très intéressé!)

  4. @M4nhattan :
    La pauvreté est de moins en moins apparente, du fait des JO notamment, mais toujours présente. A la différence de l’Inde ou de certains pays d’Asie du Sud-Est, elle est moins visible car ici, nombreux sont les quartiers où l’on peut vivre pour rien. Cependant, quand tu vas dans les campagnes, là oui, tu vois des choses bien plus marquantes.
    @ma : D’accord avec toi !
    @Tim : Mon très cher Neveu, oui les métros sont bien différents en Chine, ils sont plus larges, et les fauteuils sont en fait des bancs sur les côtés de la rame, qui se font face. En plus, tous les plans sont en Chinois ! Pas facile de s’y retrouver !

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